Layon Sombremarche, parce qu'un homme en jupe en a toujours plus qu'une fille en armure.
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C R Y S T A L
Bien le bonjour aventurier! Qu'est-ce qui a bien pu te mener ici, dans ces lointaines contrées? Les dieux s'interrogent du regard; es-tu une brise passagère, ou es-tu là pour forger ta destinée?



 

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 Layon Sombremarche, parce qu'un homme en jupe en a toujours plus qu'une fille en armure.
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Confrérie
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Chroniques d'aventurier
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Layon Sombremarche
Message Sujet: Layon Sombremarche, parce qu'un homme en jupe en a toujours plus qu'une fille en armure.    Mer 2 Sep - 16:57



Layon Sombremarche, ou plus communément Gne.



Age
23 ans

Nationalité
Nordique (du côté des territoires frontaliers entre Elireth et Aléas, côté Elireth. C'est une des parties les plus septentrionales des territoires humains).

Sexe/Sexualité
Oh ben si vous proposez gentiment... c'est combien? uniquement avec les filles qui aiment les zizis

Métier
Chasseur de monstres

Faction
Confrérie (venant d'une famille traditionellement pro-empire, on en reparlera...)

Race
Humain

Classe
Ingénieur

Rang
C (c'est plus rigolo de passer les niveaux!)

Titre/Rôle(facultatif)
Fils de brave








T'es comment dans ta tête?



200 mots minimum.
Décris tes toc, tes manies, comment tu es lors de tes petites colères, quand tu es heureux etc. (u.c.)

Layon, qui se fait aussi appelé Gne par ses camarades ou lorsqu’il ne veut pas qu’on puisse le reconnaître,  est un être ambivalent. S’il peut se montrer affable et prompt à sourire, il a aussi ses sautes d’humeurs et peut parfois atteindre un niveau de mutisme tel qu’on en viendrait à le croire animal, ne s’exprimant plus que par grognement. Mais ne vous y trompez pas, son éloquence n’est pas ridicule, et il n’a pas sa langue dans sa poche, pour le plus grand plaisir de ceux qui l’écoutent démonter régulièrement ses interlocuteurs à coups de jurons bien sentis et d’ironie fallacieuse.

Ayant régulièrement tendance à l’irrévérence, il sait se faire des amis comme des ennemis de tout poil. S’il a horreur des créatures démoniaques qu’il juge maléfique, Layon est plus largement mal à l’aise en présence d’êtres qu’ils jugent « trop magiques pour lui » (les elfes, les anges, les vampires, les démons notamment).

D’un point de vue plus intellectuel, Layon est  un être plutôt intelligent et un technicien. Il croit au progrès par la technologie sans abandonner ses vieilles valeurs et ses dieux, et pense que son peuple devrait pouvoir conserver ses traditions tout en entrant de plein pieds dans  une ère plus moderne. Cela lui vaut notamment l’inimitié de la branche conservatrice de son clan, de sa tribu ; mais nous y reviendrons plus tard). Fier et franc du collier, il peut parfois agir en tête brûlée, mais reste la plupart du temps un garçon réfléchi et raisonnable, et ce d’autant plus lorsque les sujets de réflexions portent sur des domaines extérieurs à l’organisation du clan.

En revanche, Layon est sujet à de nombreux vices. D’abord, il ne rechigne jamais à une partie de cartes ou de dés, même s’il ne joue jamais de monnaie. Il adore ensuite boire et plus il boit, plus il a soif. Mais ce qui manque vraiment parfois de le perdre est son assurance et son attirance pour les dames. Son côté séducteur n’aide pas, car il arrive régulièrement à ses fins. Le problème est qu’il convoite fréquemment des femmes mariées, de bonne famille, ou « réservées » à une élite ou des chefs de familles influentes. Un peu trop vantard, il a aussi tendance à l’ouvrir un peu trop souvent au mauvais moment.
Diplomate et rarement belliqueux, Layon ne recule pour autant jamais ou presque devant un défi ou un combat justifié. Il adore les licornes à paillettes (si vous lisez cette phrase, c’est que vous êtes réellement attentifs, bravo).

Depuis quelque temps, Layon a rencontré un léger souci. Il se met parfois à se parler seul le soir lorsque la solitude se fait trop sentir ; et depuis une rencontre avec un mage noir qui a mal tourné, il doit jouer de son instrument - une cornemuse dont il ne se sépare  jamais- une fois tous les quatre à cinq jours au minimum. Cela éloigne les « démons » qui lui trottent dans la tête. S’il ne joue pas, il devient irritable, voire violent. On ne sait toujours pas vraiment comment régler ce problème, mais le seul moyen d’apaisement à l’heure actuelle est effectivement la musique.




A quoi on te reconnaît?



200 mots minimum.
Décris tes particularités, ta taille, ton poids, ton visage, ta corpulence etc. N'oublie pas de décrire tes éventuelles armes! Tu pourras les améliorer par la suite en obtenant divers enchantements. (uc)


Layon est un individu plutôt massif, voire trapu. Issu d'une famille de Sombremarche, il a hérité de leurs pieds larges, agile, sûr et silencieux, mais relativement grands voire (très légèrement) difforme  selon les normes humaines. Il ne faut néanmoins pas s'en étonner car les Sombremarches et certaines colonies naines vivent sur des territoires voisins depuis des générations, à tel point que le clan compte aujourd'hui une ou deux famille ayant presque plus de sang nain qu'humain. On trouvera notamment un plus grande proportion d'hybrides nains-humains dans la région, du fait de la proximité des peuples. Si une petite description des Sombremarches peut accompagner cette fiche, il est surtout recommandé de se référer à la section des familles afin d'en apprendre plus sur eux.
Layon dispose d'une musculature moyenne pour un homme de son clan, mais a des épaules larges et  imposantes doublées d'un vrai cou de taureau, hérité des longs moments à traîner les traîneaux et les carcasses de monstres dans la neige. Il aime porter les cheveux courts et relevés afin de dégager sa vision. Cela lui permet également de paraître un poil plus grand qu'il n'est, même si sa taille moyenne (1m79) est toute à fait correcte pour son clan. Ses bras sont normaux pour un homme qui passe beaucoup de temps à couper du bois et à chasser, car si la vie est rude, Layon pense qu'une tête bien faite est toute aussi importante que des bras bien durs et des bourses bien vidées.  Son torse est en partie strié de petites cicatrices sans gravité, et pour le coup, le temps passé à chasser des monstres a pris l'ascendant (mais de peu) sur le temps à cuver de la bière ; en conséquence de quoi Layon dispose d'un tour de taille correct (on dira qu'il est bien nourri, mais pas trop) et d'une batterie d'abdominaux complets. En revanche ses jambes sont puissantes et épaisses, et ne craignent pas de porter des charges lourdes. Il porte sur l'une d'elle une griffure sur le haut de cuisse, où sa peau cicatrisée a laissée comme des rayures d'écailles, moins souples et plus rugueuses, mais aussi plus solide que le simple cuir de la peau. On suppute que c'est là l’œuvre du monstre qui lui a infligé cette blessure, une sorte de gros lézard de deux mètres cinquante de long et dont il garde un des impressionnants crochets en guise de trophée autour du cou. Il dispose également d'un tatouage clanique sur l'omoplate droite, dont un des détails remonte (très finement) jusqu'à la base de la nuque. Enfin une tâche de naissance étendue complète la panoplie : elle se trouve sur l'ensemble du côté droit de sa cage thoracique. Cela en fait donc un individu aisément reconnaissable s'il se retrouve torse nu, pour une raison ou une autre.
Layon aime porter les habits traditionnels de son clan, et ne revêt le bas de son armure en cuir que lorsqu'il s'attend à des ennuis ou à aller affronter le genre de bestiole qu'on a pas envie de trouver dans son jardin. Le reste du temps, il ne revêt que le kilt traditionnel (qui contrairement à l'idée commune tient extrêmement chaud!) et joue de la cornemuse à plein poumons, pour le plus grands plaisir des gosses et le plus grand malheur des voisins. Lorsqu'il est en ville, il s'habille habituellement d'une chemise en toile chaude et complète le tout d'un gilet. Le reste du temps, il porte par-dessus son plastron de cuir et ses brassardes. Vif et agile, il use dans son métier de tout les jours (un des quelques chasseurs de monstres du clan) de sa vitesse, son habileté à se dissimuler et sa précision mortelle en combat. S'il manie l'arme à deux mains lorsqu'il n'a d'autre choix, ses compétences y sont réduite en dehors du marteau. Parce que tout le monde sait planter un gros bout de métal dans la tête de quelqu'un. En revanche, il excelle aux armes de jet, en particulier au lancer de hache et au « tube à feu » (mais nous y reviendrons), ainsi qu'au maniement de la hache à une main ou de la masse.  
Il possède outre sa cornemuse deux haches de lancer qu'il porte à la ceinture. Habitué à s'entraîner à découper des pommes de pain sur  des billots placés à des distances éloignées, il excelle réellement dans l'art de son maniement et n'hésite pas à en prendre davantage lorsqu'il part en mission. Il complète son matériel d'une hache à une main,  d'un couteau à dépecer et parfois exceptionnellement d'un tube à feu qu'il doit porter sur son dos ou à cheval (ce qui lui prend une place considérable), manier à deux mains et à la recharge extrêmement lente. Il s'agit ni plus ni moins que d'un tube métallique très peu précis mais dévastateur, bourré de poudre dans lequel Layon pose un projectile de type boulet. En effet Layon n'est pas un ingénieur spécialisé en arme. Point du tout. Il utilise correctement les pièges mais ne sait pas en fabriquer. Non. Son point fort est lié à la proximité des nains et de leurs excavations directes : Layon est spécialisé en explosifs. Des liquides, des solides, des poudres, des pâtes, de toutes les couleurs, qu'il assemble et qu'il fait sauter avec soin et précision. Vous vous demandez si cela lui sert à chasser les monstres ? Bof, davantage pour filer un coup de main en souterrain ou dégager une voie. Mais attendez qu'il vous lance une bouteille de phosphore blanc sur la carapace, vous allez avoir très chaud...



Tell me a funny fucking story.


Layon a vu le jour dans le Clan des Sombremarches. Un ensemble de familles au pied agile et sûr, à la démarche silencieuse mais aux discussions vibrantes. Leur pas sûr et régulier leur vient de leur histoire : anciens bergers, ils ont toujours vécu en plaine mais près des contreforts afin d’y faire monter les moutons pendant les courts étés de cette terre inhospitalière. Anciens nomades, ils sont aujourd’hui sédentarisés mais certains parmi les anciens continuent de répondre à l’appel des chemins, et vivent en semi-sédentarité.  

Toujours est-il qu’ils ont toujours vécu sur un territoire relativement fixe, une bande de territoire au Nord, d’autant plus restreinte depuis l’avènement des Daemons à Mortepierre. Aujourd’hui, ils se sont fixés depuis quelques générations entre Elireth et les Aléas, une zone qu’ils parcouraient déjà du temps "des grands-parents de leurs arrière-grands-parents".

Les Sombremarches sont de fervents défenseurs de la tradition, et les anciens plus que les autres, au point de voir dans leurs idées conservatrices des relents d’immobilisme parfois. Bien qu’unis aux côtés des nains et d’Elireth face aux démons et donc officiellement en faveur de l’Ordre, le clan n’a jamais renié son affiliation à l’Empire, et il n’est pas dit que des Chemises Dorées qui viendraient avec des mesures coercitives ne seraient pas reçus à coups de hache dans le dos. Ils élisent leur chef jusqu’à ce que celui-ci passe le flambeau. Le chef actuel est Mirghaïl « Hire » Sombremarche.

Les Sombremarches écoutent avidement les druides, garants de leur sagesse et des savoirs, mais également les premiers à offrir leur temps et leurs compétences pour soigner et aider leurs prochains. Ils apprécient la musique (du moins la qualifient-t-ils comme tel) et sont de fabuleux tisseurs d’étoffes de laine, car leurs moutons produisent une des laines les plus fines et les plus chaudes qui soit. Ce sont aussi devenu des mineurs et des excavateurs passables, car les échanges réguliers avec les nains ont modifié leurs habitudes.

Pourquoi donc faut-il raconter tout ça me direz-vous ?
Parce qu’une bonne partie de mes ennuis et de mes perspectives d’avenir s’entremêlent autour de notre passé.Je me nomme Layon. Layon Sombremarche. Vous pouvez m’appeler Gne si vous voulez, mais là n’est pas la question. Prenez un tabouret, serrez-vous près du feu, et écoutez. Je me nomme Layon Sombremarche, et ceci est mon histoire…

« Je suis né un dur matin d’automne. Pas si rare en ces terres désolées et septentrionales, même pour les humains ; mais ma mère n’a pas supporté ma naissance. Mon père, un homme alors dans la force de l’âge, refusa de me maudire comme une partie des conservateurs le faisaient alors, arguant qu’un enfant né dans la mort de sa mère n’apportait lui-même que de funestes évènements dans son sillage. Réfutant ces allégories, il proclama à tous qu’au contraire j’étais l’ultime garant des derniers instants de vie de sa femme qu’il aimait tendrement, et que par conséquent il se jurait qu’il ne m’arriverait rien. Il m’éleva avec courage, mais sévérité. Étant un homme respecté du clan, et ayant déjà une fille à charge, il me fit mon éducation lui-même tout en me faisant participer à la vie du village et de la maisonnée. Tout ce qu’il savait, il me l’apprit : il m’enseigna la base des lettres et du calcul, m’envoya apprendre le dur métier de berger auprès d’amis, et demanda à ma chère grande-sœur (de deux ans mon aînée) de me montrer les rudiments du tissage ; il obtint de mon oncle druide, attendri par mon goût pour les histoires et les contes, qu’il m’enseigne un peu d’herboristerie et m’apprenne, sinon à préparer, du moins à reconnaître les fleurs de nos contrées et de ses livres. A neuf ans, je partais travailler dans les mines de charbon avec mon père. Le maître de mines, un gros nain rougeaud, était un homme honnête, et il me montra durant les huit ans qui suivirent toutes les façons de bien excaver un terrain, de suivre un filon, d’éviter les poches de gaz… Et me décrit comment ses hommes maniaient les explosifs. Je découvris alors ma passion. J’y montrais tant d’enthousiasme, et manifestait tant d’envie d’apprendre, que j’en sus au bout de trois ans autant qu’un homme en cinq ou six. Je  travaillais jour et nuit, excavant, exfiltrant, mettant en place des périmètres, calculant les résistances des couches avoisinantes et mettant en place étais et charges pour finalement obtenir les résultats parmi les plus précis de toute la mine. J’allais là où personne ne souhaitait se rendre, et je dégageai des zones là où personne ne l’aurait cru possible, toujours plus profondément. Je fus alors muté aux mines d’étain, de fer, et l’on m’envoya même quelquefois creuser des couloirs de mines d’or, un métal pourtant très fragile. Avec le salaire qui fut bientôt le mien, mon père put cesser de travailler en bas. Nous achetâmes deux chèvres et quelques brebis, et il partit au grand air, soigner ses poumons qui s’asphyxiaient à petit feu sous l’action du charbon. Aujourd’hui, il garde les bêtes avec un cousin de sept ans mon cadet, que nous avons recueillis à la mort de son père (sa mère et mon père sont devenus très proches et j’en suis très heureux ; il fallait à mon paternel une douce compagne pour l’épauler dans sa vie de labeur). Ma sœur file notre production et la transforme, avec celle qui est devenue notre belle-mère mais qui reste officiellement notre tante : elle fait aussi le meilleur fromage de chèvre que j’aie jamais mangé, mais je n’ai jamais compris comment elle faisait. Fervente indépendante, elle a refusé les (nombreuses) avances de toute une tripotée d’hommes, à leurs grands désarrois et malgré les remontrances (pas si dures) de mon paternel.

Je me souviens de la première fois que j’ai réellement usé d’une arme. Je veux dire, sur quelque chose de vivant. J’avais seize ans. Mon père m’enseignait en boucle que la vie était sacrée et que le clan ne devait prendre que ce qui lui était nécessaire, ou ce qui menaçait sa sécurité, n’en déplaisent à « quelques connards de foutreculs ».  Ce jour-là, j’ai compris ce qu’il voulait dire. Nous avions traqué un chevreuil durant deux jours, et quand enfin nous l’avons levé, mon tir ne fut pas assez précis. Je me souviens encore de ces yeux larmoyants qui regardaient le fond de l’âme et me  sondaient inlassablement, luttant et demandant à la fois une fin rapide tout en m’en faisant supporter la toute responsabilité… Depuis, je m’entraîne presque chaque jour, et si je délaisse l’arc de chasse, ma hache vole sans faille vers sa cible.

J’ai fini par ne plus descendre qu’occasionnellement dans la mine. Cela me manque, mais pour  les opérations les plus pointues, on me demande souvent d’intervenir. Le reste du temps, je fabrique des explosifs et… j’ai changé de métier. Quand j’y pense, j’aurais bien voulu ne jamais en arriver là. Mais c’est un grand honneur, mon père ne put refuser. Laissez-moi vous expliquer…

Un soir d’hiver mon cousin (devenu pour moi comme un frère) est rentré en courant : nous l’avions laissé veiller sur le troupeau, stationné à l’arrière de notre maison. Il entendait des hurlements et l’hiver rude annonçait une possible arrivée de loups. Effectivement, les chiens du village se sont mis à aboyer peu après. Je me souviens encore de l’odeur du dîner de cette soirée, de chaque détail : l’odeur de chou et de viande de mouton braisée,  mon père décrochant sa vieille épée du linteau, ouvrant le placard, attrapant son arc et me lançant le mien avec un regard qui ne souffrait pas de refus. Nous avons une des maisons les plus en dehors du village, et les plus proches de la forêt : s’ils passaient, ils passeraient par nous, peu importe le « ils ». J’ai resserré mon kilt, attrapé la hache dans la remise avec laquelle je m’entraînais quand je ne coupais pas de bois, et je l’ai suivi dehors ; je ne sais pas encore ce qui m’a pris de prendre au passage ma dernière expérience d'alors sur l'établi : une bouteille de verre emplie de phosphore blanc et de magnésium.
A l’extérieur, le blizzard nous battait les joues sans relâches. Les moutons, pourtant à moitié abrités sous un appentis de peaux et avec leurs énormes épaisseurs de laines, bêlaient soudain à tout rompre. Il y avait dans ce paysage froid, à la fois plein de vie et de mort, comme un goût d’inachevé. Derrière, à nos pieds, la lueur rassurante, douce, de la maison ; devant, à quelque pas, l’obscurité dangereuse et la forêt ténébreuse, qui pourtant jamais ne devaient effrayer l’habitant des marches du Nord. Encore une fois, je me souviens de tout : l’ordre me mon père, le baiser qu’il déposa sur les lèvres de ma tante, puis ses injonctions, les larmes de ma fratrie, et enfin le bruit de la porte qui se referme derrière nous, et de la cale de bois qu’on tire. Nous étions seuls. J’avais eu dix-huit ans  deux lunes auparavant. Et ce soir-là, je suis devenu chasseur de monstre des Sombremarche.

Nous n’avons pas attendu longtemps. Ils étaient nombreux. Des loups monstrueux, si longs et si décharnés par la faim, rayés de noir, d’ombre et de gris, aux grognements sourds. Si nos flèches en atteignirent deux, les autres se jetèrent sur nous avec plus de soif de sang encore. Mon père, saisissant son épée, occis une louve d’un seul coup de bras. Il la trancha en deux, d’un grand coup. Mais, vieux, il tomba face contre terre sous le poids. Ce ne fut jamais le même homme qui se releva. Mais ceci viendra après. J’entrais dans une rage folle, et pris d’une impulsion, alors que le village se réveillait, je lançais ma bouteille au milieu de ce que je pensais être la meute : elle s’enflamma instantanément, comme je prévoyais le phosphore de réagir, et plusieurs loups prirent la fuite. Me méprenant sur mon père couvert de sang, j’entrais en hurlant dans la mêlée. Je ne sais pas comment j’ai survécu ce jour-là. Tailladé, contusionné, mordu même une fois, je ne me maîtrisais plus. Je tranchais, je frappais, encore et encore, jusqu’à ce que mes bras ne puisse rien porter. Les autres du village s’étaient joints au combat et bientôt la meute s’enfuit, beaucoup moins nombreuse.  Revoyant mon paternel, j’entrais dans une joie immense. Je l’avais cru mort ! Mais si la fierté se lisait dans ses yeux, j’y lus de la douleur. Blessé à la jambe, il boîte depuis chaque jour qui passe, et son pied a même dû laisser place à une jambe-de-bois. Depuis, il manie la lance. Mais ce n’était pas même cela qui lui fit le plus mal : non, ce qu’il savait et qu’il advint c’est qu’en me distinguant ainsi, je recevrais probablement une visite dès le lendemain. Et c’est ce qu’il se passa. Mirghaïl notre chef envoya un homme me quérir. Mon père, alors amoindri, refusa toute aide et se présenta à mon côté, fier Sombremarche au côté de son fils. Je fus nommé chasseur de monstre du clan. C’était un grand honneur, car jamais le clan ne comptait plus de trois ou quatre chasseurs à la fois, pour cent-cinquante d’individus. Nous ne pûmes refuser, et un cochon entier nous fut servi le soir-même à la table de la longère du clan, en compagnie choisie. Mon père, pourtant, m’avoua qu’il vivait là la plus triste des journées. Les chasseurs mouraient jeunes. Personne n’était dupe. Il aurait préféré endurer mille morts je pense, que de me voir remettre mes armes, l'armure de cuir et le manteau de fourrure qui distinguent ma fonction. Je reçus même le droit de construire une maison, à l’emplacement de mon choix, et reçut la moitié des peaux des loups que j’avais tués afin de me constituer mon premier pécule d’homme indépendant. Je la fis voisine de ma famille. Je reste encore aujourd’hui près d’eux. Plus que jamais.

En effet, tout ceci n’est qu’une histoire, de plusieurs hivers passée, alors qu’aujourd’hui les temps changent. J’ai affûté mes talents, et développé ma science. Mais notre chef se fait vieux, et mon père comme ses autres amis voient d’un œil inquiet monter une frange extrême du clan. Six de nos plus anciens membres cherchent à nous faire retomber dans le passé ; ils se nomment eux-mêmes les sangs-purs, les plus fervents défenseurs d'une soit disant réalité ancienne et oubliée. Nous devons évoluer, mais plusieurs d’entre eux sont des druides influents et rien ne dit qui sera notre nouveau chef si Mirghaïl venait à passer la main… de gré ou de force.  Nous sommes une poignée, à peine cinq-cinquante individus ; que ferions-nous s’ils nous projetaient dans la guerre ou se mettaient à appliquer leur prêche vindicative et xénophobe ? Qui protègera nos enfants ? Qui protègera nos femmes des mariages forcés aux familles les plus « anciennes », et qui les empêchera de répudier nos membres nains, au nom d’un prétendu « sang pur » ? Qui les empêchera de tenter de prendre ma chère sœur et d’en faire une épouse, si ce n’est ma hache ? Tout cela ne doit pas arriver.

Ma place de chasseur me permet d’être respecté lors des conseils, et pour l’instant nous parvenons encore à contenir les esprits. Mais je vois d’un œil inquiet de plus en plus de gens se taire et baisser le nez devant leurs cris et leurs paroles venimeuses. Aujourd’hui, le clan risque la division. Et par chez nous, de la division naît la mort.
Mais nous tiendrons. Il le faut. Une nouvelle année commence, et je donnerais sueurs, sang, eau et vie si besoin pour que ma famille voie encore le jour se lever sur notre belle contrée sans avoir à craindre de basculement politique. "









"Et à la fin, je touche!": Lors de sa dernière attaque de tour, Si Layon a infligé moins de 33% de ses dégâts maximums des attaques précédentes de tour (s'il a raté sa première attaque dans un tour à deux attaques ou ses deux premières dans un tour à trois attaques quoi), il est sûr de toucher sa cible ce tour-ci(pas de "miss").  


Héritier des Steppes: aucun malus sous aucun terrain (hors désert chaud); vitesse à pieds accrue de moitié, ou possibilité de dormir en selle. Endurance liée au transport accru. En gros Layon peut parcourir en deux jours ce que la plupart des gens parcourent en trois. S'il va à la même vitesse que d'autres personnes (un groupe par exemple) alors ce voyage lui occasionne peu de fatigue et il peut donc veiller et prendre davantage de tours de garde au besoin, ou sera plus frais que ses camarades.


La théorie du Grand Boum: Layon manie les explosifs avec précision. Il fabrique donc toute sorte de projectiles, et notamment des bourses ou bouteilles d'explosifs plus ou moins élaborés selon son rang. Ses spécialités sont les procédés au salpêtre et au phosphore, déflagrant ou incendiaires. Peut également faire sauter les serrures, mais non sans bruit!


Mimétisme Animal: à force de se battre contre des monstres, Layon à appris à anticiper et intérioriser leurs mouvements.  Évolue avec le rang, un passage de rang rajoute une capacité (au rang B, possibilité de lancer la capacité de rang C OU de rang B, etc).   Rang C: camouflage animalier.  Rang B: Réflexes Félins.  Rang A: rage du loup. Rang S: possibilité de prolonger l'effet d'un tour, et cumuler deux capacités à la fois.  Utilisable une seule fois tous les six tours, pour une durée de deux tours


PSEUDO/DC
Gne/Pas de DC
AGE
V'là les flics!
UN PARRAIN?
Ou deux par deux c'est comme vous voulez.
ET MON P'TIT CODE?
Code mangé par Dwidwi ★
Code par Nyan-cat sur Never-Utopia[/strike]


Appelez-moi Gne.
Appelez-moi Layon, si vous voulez.
Mais mieux encore, ne m'appelez pas du tout.
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Message Sujet: Re: Layon Sombremarche, parce qu'un homme en jupe en a toujours plus qu'une fille en armure.    Mer 2 Sep - 17:04

Yay ! Hug ♥♥
Welcome par ici Layon !
Au plaisir de te lire, et hésite pas à nous mp si tu as encore des questions.
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MJ Azael
Message Sujet: Re: Layon Sombremarche, parce qu'un homme en jupe en a toujours plus qu'une fille en armure.    Mer 2 Sep - 17:08

Parce qu'il fallait un bienvenue tout propre tout beau et relativement normal sur ta fiche de prés'...
Bienvenue. Incrust


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Message Sujet: Re: Layon Sombremarche, parce qu'un homme en jupe en a toujours plus qu'une fille en armure.    Jeu 3 Sep - 10:01

La normalité, c'est trop ennuyeux. Moi j'aime quand y a des licornes qui pètent des paillettes aux couleurs de l'arc-en-ciel.

Mais merci, j'apprécie.


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Layon Sombremarche
Message Sujet: Re: Layon Sombremarche, parce qu'un homme en jupe en a toujours plus qu'une fille en armure.    Mar 8 Sep - 8:05

Je crois qu'on peut dire fini?
Je décrirai les effets du mimétisme dans la fiche technique et les différentes évolutions de capacité ... Dès que j'aurais enfin trouvé cette foutue fiche technique! ^^


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Message Sujet: Re: Layon Sombremarche, parce qu'un homme en jupe en a toujours plus qu'une fille en armure.    Mar 8 Sep - 10:46

Tout d'abord Dance Félicitations !
J'ai adoré ton histoire, en fait j'aime beaucoup ton perso !
Dommage qu'il soit pas un nain.
Tu es donc validé. ♥



à l'attention de Layon
CRYSTALIEN VALIDÉ
Dwilund




• Akeu koukou! Et bienvenue (officiellement) à Crystal mon pitit Layon.

Les dieux t'ont offert, 30 Sven d'avance pour la validation de ta fiche. Tâche à ne pas les dépenser en futilités.

Sans oublier les liens dont tu auras besoin tout au long de ton aventure :
▬ Recensement des avatars : Pour que les prochains aventuriers ne te volent pas ton visage!
▬ Le registre des pouvoirs : Seulement si tu as des idées en plus, dans l'autre cas ne te donne pas la peine de le signaler.
▬ Fiche technique : Au cas où tu trouverais assez d'inspiration pour inventer quelques compétences à ton personnage!
▬ Le recensement général : Si tu as un post spécial, ou quelque chose que tu voudrais nous signaler, c'est ici que tu dois le poster.
▬ Demandes de RP : Si tu n'as pas de partenaires de RP, tu n'as qu'à poster ici!
▬ Demandes de repaire : Pour les guildes en ayant besoin
▬ Gestion de personnage : Plus généralement, tout ce qui concerne ton personnage est ici, n'oublie pas de remplir ton inventaire!

Pour plus de précisions => Ici.



Fiche par Sánsa ; sur Never-Utopia
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Layon Sombremarche
Message Sujet: Re: Layon Sombremarche, parce qu'un homme en jupe en a toujours plus qu'une fille en armure.    Mar 8 Sep - 13:22

Techniquement j'ai pas de compétence complètement magique donc je pourrais être parmi les familles naines du clan... combien tu me donnes ? :hap:


Appelez-moi Gne.
Appelez-moi Layon, si vous voulez.
Mais mieux encore, ne m'appelez pas du tout.
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Andrew Silverskin
Message Sujet: Re: Layon Sombremarche, parce qu'un homme en jupe en a toujours plus qu'une fille en armure.    Mar 8 Sep - 18:28

Bajour toi! J'ai hâte de RP avec toi dis donc 8D un homme avec une jupe après tout, ça se tente




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Erica Kirman
Message Sujet: Re: Layon Sombremarche, parce qu'un homme en jupe en a toujours plus qu'une fille en armure.    Mar 8 Sep - 19:10

Bienvenue ! (avec beaucoup de retard mais osef hein jsuis admin jfais ce que je veux-ouais ok je fais pas ce que je veux j'ai compris pas taper Drew pas taper xD)
J'espère pouvoir RP avec toi !
Eclate toi parmi nous petite patate, sinon... jte bouffe :3


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Layon Sombremarche
Message Sujet: Re: Layon Sombremarche, parce qu'un homme en jupe en a toujours plus qu'une fille en armure.    Mar 8 Sep - 21:06

Me menacer pour que je m'amuse... j'adore *w*
merci camarades! Autant que vous êtes!


Appelez-moi Gne.
Appelez-moi Layon, si vous voulez.
Mais mieux encore, ne m'appelez pas du tout.
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Message Sujet: Re: Layon Sombremarche, parce qu'un homme en jupe en a toujours plus qu'une fille en armure.    

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 Layon Sombremarche, parce qu'un homme en jupe en a toujours plus qu'une fille en armure.
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